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DUPLESSIS-MORNAY

DUPLESSIS-MORNAY ou ETUDES HISTORIQUES ET POLITIQUES SUR LA SITUATION DE LA FRANCE DE 1549 à 1623 (1847) réédité en 1848 et en 1970 par SLATKINE REPRINTS (GENEVE) par Joachim AMBERT, 560 pages, MAGNIFIQUE BIOGRAPHIE LE MEILLEUR OUVRAGE consacré à DUPLESSIS-MORNAY, le chef protestant français.

« Au marquis Jules de MORNAY, député,

J’étudiais le XVIème siècle, cherchant à deviner quels principes religieux ou politiques avaient pu mettre en jeu tant de passions. Au milieu de cette foule d’hommes puissants, ceux-ci par la naissance, ceux-là par l’ambition, presque tous par un mélange incroyable de qualités et de défauts, un homme d’Etat, écrivain, guerrier m’est apparu, grand de caractère, magnifique de vertus. C’était votre aieul Philippe de MORNAY, seigneur du PLESSIS MARLY, baron de LA FORET-SUR-SEVRES, conseiller du Roi, capitaine de cinquante hommes d’armes de ses ordonnances, gouverneur général et lieutenant-général pour Sa Majesté des villes et sénéchaussées de SAUMUR. J’ai suivi dans le dédale les traces de MORNAY, depuis sa naissance jusqu’à sa mort. Je vous offre ce volume. Il vous appartient, car il parle d’honneur, de loyauté, de patriotisme. Placez ce livre à côté de l’armure de DUPLESSIS-MORNAY, sa forte cuirasse protégera ces feuilles passagères. Joachim AMBERT Paris 13 Février 1847.

CITATIONS POUR TENIR LIEU DE PREFACE

I/ « Certains auteurs parlent de leurs ouvrages disent : mon livre, mon commentaire, mon histoire, etc… ; ils sentent leur bourgeois qui ont pignon sur rue et toujours un moi à la bouche. Ils feraient mieux de dire : notre livre, notre commentaire, notre histoire etc… vu que, d’ordinaire, il y a plus en cela du bien d’autrui que du leur » PASCAL.

II/« L’étude constante que je fais des hommes illustres me tient lieu d’un commerce habituel avec eux ; je crois leur donner en quelque sorte l’hospitalité, et les fixes dans ma maison. Je deviens plus vertueux à cette école de vertu » PLUTARQUE.

III/ « Ce n’est souvent qu’après la mort des hommes illustres, que la renommée, en publiant leurs travaux, appelle la postérité autour d’une tombe. La postérité acquitte alors sa propre dette et la dette des siècles qui l’ont précédée. Livré tout entier aux soins précieux d’éclairer ses semblables, moins occupé du désir de la gloire que du besoin d’être utile, le véritable homme de lettres ne songe, en cultivant sa raison, qu’à faire partager aux autres les fruits de son étude, qu’à leur tracer des règles de conduite qui soient pour eux comme ces signaux qu’on élève dans les chemins difficiles pour indiquer au voyageur la route qu’il doit suivre ». Ces paroles sont le début du beau livre de PLUTARQUE.

« Ce livre, écrit Joachim AMBERT, traite de graves sujets. L’homme de lettres, l’homme d’Etat, pouvaient trouver dans MORNAY la plus admirable personnification du travail et de la vertu politique » Joachim AMBERT écrit « DUPLESSIS savait en politique, en morale, en sciences humaines, tout ce que nous savons aujourd’hui : en diplomatie, il ne savait pas moins que les hommes d’Etat modernes ».

DERNIER CHAPITRE (XCIII) Mort 1623

« Un jour, le vieillard se fit apporter son testament, y ajouta un codicille, puis le posant sur la table, il dit : « Désormais ne me reste plus qu’à mourir ». Le soir il pria en présence de sa famille et de ses serviteurs. Le lendemain, MORNAY ne se leva pas. Depuis ce jour jusqu’au jeudi 9 Novembre, ce ne furent au château de LA FORET qu’aumônes, prières et préparation à la mort. Le 9 Novembre, MORNAY laissa pénétrer dans sa chambre les gens accourus des villages voisins. « Il est vrai que je vais mourir, dit-il. « Que la volonté de DIEU se fasse. Je pardonne de bon cœur à tous ceux qui m’ont fait ou procuré du mal, et prie DIEU qu’il leur pardonne et les amende ». Vers le milieu du jour, le vieux DUPLESSIS-MORNAY se fit lever, voulant, disait-il, mourir debout. Alors, il commença tout haut sa confession de foi. Mais ne la pouvant achever, se leva de dessus une chaise où il était assis, et dit au pasteur : « J’ai un grand compte à rendre, ayant beaucoup reçu et peu profité ». Puis, toujours debout, MORNAY élevant ses mains sur sa tête, s’écria par trois fois : « Miséricorde ! Miséricorde ! Miséricorde ! Il donna d’une voix ferme et grave sa bénédiction à ses filles, à ses gendres, à ses petits-enfants. Puis il bénit ses serviteurs. « Soyez, dit-il, bénis par un mourant dont la bénédiction sera ratifiée par celle de DIEU. Durant ma vie, je n’ai eu que la gloire de DIEU pour but. Ceux qui m’ont connu savent assez que si j’eusse voulu m’en proposer d’autres, il m’eut été aisé de parvenir à de grands biens et de grands honneurs ». « Priez DIEU, dit-il ensuite au pasteur, qu’il dispose de moi ». Il parla quelque temps encore. On l’entendit murmurer : « Je ne suis pas ennemi de la vie, mais j’en vois une bien meilleure que celle-ci. Je me retire de la vie, je ne m’enfuis pas. J’ai combattu le bon combat, j’ai parachevé la course, j’ai gardé la foi ». Madame de LA TABATIERE, sa fille, étant arrivée avec ses enfants, DUPLESSIS fit de nouveau réunir toute sa famille, et lui dit : « Je vous recommande l’union et l’amitié fraternelle, pour posséder en paix l’héritage et le nom que je vous laisse ». Il prie les mains de tous et les pressa sur ses lèvres. Le Vendredi 10 Novembre, le vieillard s’éteignait. On l’entendait murmurer des paroles latines et grecques d’une haute philosophie religieuse. Ainsi il cita le mot de PINDARE : « L’homme est le songe d’une ombre « . La soirée se passa en prières. Minuit sonnait à l’horloge du château, lorsque la parole manqua au vieillard. L’ouie cessa deux heures après. Le souffle s’éteignit entre six et sept heures du matin le 11 Novembre 1623. DUPLESSIS-MORNAY venait de rendre son âme à DIEU ».

 

DUPLESSIS-MORNAY (1549-1623)
DUPLESSIS-MORNAY (1549-1623)