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Dernier chapitre de « SOLDAT » intitulé GENERAL AMBERT par son fils Joachim AMBERT

« Je veux contempler, honorer, célébrer la mémoire de mes pères, dont

plusieurs furent illustres, non par des succès de cour et des profits de valetage, mais par de mâles vertus et des services rendus à leurs concitoyens, véritable source des illustrations respectables « (MIRABEAU 1774)

 

MAISON NATALE DE JEAN-JACQUES AMBERT A SAINT CERE (LOT)
MAISON NATALE DE JEAN-JACQUES AMBERT A SAINT CERE (LOT)

« Le général de division baron AMBERT, grand officier de la LEGION D’HONNEUR, Chevalier de SAINT LOUIS et dont le nom est inscrit sur l’ARC de TRIOMPHE, était né le 30 septembre 1765, à SAINT-CERE, département du LOT, ancienne province du QUERCY. A peine âgé de 14 ans, il entra dans la marine comme volontaire en 1779 et fut embarqué à CADIX à bord du vaisseau « Le Marseillais ». Le « Marseillais » , commandé par le Comte d’Albert de RIOMS, se rendit à BREST l’année suivante, et versa une partie de son équipage sur le « Pluton ». AMBERT fit avec ce vaisseau les campagnes d’AMERIQUE. Il prit part au combat livré dans le canal de SAINTE-LUCIE et à la prise de TABAGO où il fut très grièvement blessé. A l’âge de 15 ans AMBERT versait déjà son temps pour le pays. Dès qu’il put reprendre son service, il combattit de nouveau à l’affaire de CHESAPEACK, se distingua à la conquête de SAINT-CHRISTOPHE et aux combats des 9 et 12 avril 1782. Dans la traversée de PORTSMOUTH à PORTO-CABELLO, rendez-vous de l’escadre française, le « Pluton » soutint des engagements et repoussa des attaques qui furent pour le jeune marin des occasions de montrer sa rare intrépidité et le calme de son intelligence.

LE GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT
LE GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT

A la paix de 1783, AMBERT qu’avait remarqué le capitaine de RIOMS suivit cet officier supérieur sur le vaisseau « la Couronne », du CAP FRANÇAIS à MALAGA, et vint désarmer à TOULON le 22 juin. Rentré dans ses foyers à l’âge de dix-huit-ans, ayant déjà fait six campagnes et cicatrisé par la guerre, AMBERT reprit ses études. Son père, occupé des soins d’une vaste agriculture, élevait une nombreuse famille avec un soin particulier, dans la crainte de DIEU et l’amour des lettres… Lorsque la FRANCE fut envahie et que les bataillons de volontaires se formèrent, AMBERT s’enrôla dans le 2ème bataillon du LOT . Nommé chef de son bataillon, puis lieutenant-colonel-commandant de bataillon à l’élection du 7 juillet 1792, il entra immédiatement en campagne… Les combats étaient de tous les jours et le commandant du bataillon du LOT ne tarda pas à devenir général de brigade. Il prit alors le commandement des troupes entre la SARRE et la MOSELLE.


TABLEAU DE JOHAN DRYANDE (LE GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT EST A DROITE)
TABLEAU DE JOHAN DRYANDE (LE GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT EST A DROITE)

Elevé au grade de général de division à l’âge de vingt-sept ans, le 18 novembre 1793, AMBERT fut placé sous les ordres du général HOCHE, son ami. HOCHE lui confia le commandement de toute l’infanterie à la retraite de KAISERLAUTERN, en mai 1794. Le mois suivant, il soutint, avec 4 500 hommes, un combat de plus de douze heures contre l’armée prussienne, forte de 25 000 hommes, et la délogea des postes qu’il occupait… AMBERT remplaça, à l’armée du RHIN, le général DESAIX, qui était aussi son ami, dans le commandement des deux divisions de droite chargées de l’attaque de MAYENCE, prit possession de MANHEIM, qui venait de capituler, et commanda sous PICHEGRU à l’affaire de HEIDELBERG…Rappelé en FRANCE peu de temps après, le général AMBERT fut chargé par le gouvernement d’apaiser des troubles sérieux dans les départements de la CORREZE et du LOT. Il parvint, sans violence, au rétablissement de l’ordre.

Lettre au Général de division Jean-Jacques Ambert à l'Armée de la Moselle 14 septembre 1794
Lettre au Général de division Jean-Jacques Ambert à l'Armée de la Moselle 14 septembre 1794
CIRCULAIRE DU GENERAL DE DIVISION JEAN-JACQUES AMBERT
CIRCULAIRE DU GENERAL DE DIVISION JEAN-JACQUES AMBERT

LETTRE DU GENERAL JEAN-JACQUES DATEE DE LAGREZETTE DU 10 DECEMBRE 1809
LETTRE DU GENERAL JEAN-JACQUES DATEE DE LAGREZETTE DU 10 DECEMBRE 1809

Cependant on se contenta de l’inscrire en 1812 sur les cadres sans l’employer ; mais l’année suivante, à la nouvelle des premiers désastres, il réclama si hautement l’honneur de marcher à l’ennemi, que l’Empereur lui confia le commandement de la 31ème division, formée des départements de l’ancienne HOLLANDE. L’invasion gagnait déjà du terrain ; les cavaliers russes avaient paru devant HAMBOURG, et tout le pays était en insurrection… A la paix, le général AMBERT rentra en France avec une colonne de troupes et un nombreux parc d’artillerie arraché à la rapacité des alliés. Il reçut la croix de SAINT LOUIS, celle de commandeur de la LEGION d’HONNEUR, et fut d’abord mis en non activité. Cependant, à la fin de janvier 1815, on lui donna le commandement de la 9ème division militaire.

 PORTRAIT DU GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT (MINIATURE SUR IVOIRE) EN TENUE DE GENERAL DE DIVISION. IL PORTE LA CROIX D'OFFICIER DE LA LEGION D'HONNEUR EN 1812 A L'AGE DE 46 ANS
PORTRAIT DU GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT (MINIATURE SUR IVOIRE) EN TENUE DE GENERAL DE DIVISION. IL PORTE LA CROIX D'OFFICIER DE LA LEGION D'HONNEUR EN 1812 A L'AGE DE 46 ANS

LETTRE SIGNEE PAR NAPOLEON Ier DU 3 DECEMBRE 1813, NOMMANT LE GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT AUPRES DU GENERAL DECAEN
LETTRE SIGNEE PAR NAPOLEON Ier DU 3 DECEMBRE 1813, NOMMANT LE GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT AUPRES DU GENERAL DECAEN
 LETTRE DE MISSION DU 3 DECEMBRE 1813, CONFIRMANT L'ORDRE DE NAPOLEON ier
LETTRE DE MISSION DU 3 DECEMBRE 1813, CONFIRMANT L'ORDRE DE NAPOLEON ier

Presque tous les maréchaux de FRANCE avaient été ses camarades, ses lieutenants, ses disciples. Une bonne et franche amitié ne cessa jamais d’exister entre eux et le général AMBERT. Avec les grands services du général et son incontestable mérite, il n’en fallait pas autant pour arriver à la première dignité militaire, d’autant plus qu’AMBERT était, dans le commandement, le doyen de la plupart des princes militaires de l’Empire. Le général AMBERT avait épousé au château de LAGREZETTE (LOT) Amable Sophie de MALARTIC, fille du Comte de MALARTIC, colonel du régiment de VERMANDOIS-INFANTERIE.

MARECHAL MURAT, PARRAIN DE JOACHIM AMBERT AMI DU GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT
MARECHAL MURAT, PARRAIN DE JOACHIM AMBERT AMI DU GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT
MARIE-CAROLINE BONAPARTE, MARRAINE DE JOACHIM AMBERT
MARIE-CAROLINE BONAPARTE, MARRAINE DE JOACHIM AMBERT

SOPHIE DE MALARTIC AGEE, NEE A LAGREZETTE EN 1778, MARIEE A LAGREZETTE EN 1796 AVEC LE GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT, MERE DU GENERAL JOACHIM AMBERT, DECEDEE A LAGREZETTE EN 1855
SOPHIE DE MALARTIC AGEE, NEE A LAGREZETTE EN 1778, MARIEE A LAGREZETTE EN 1796 AVEC LE GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT, MERE DU GENERAL JOACHIM AMBERT, DECEDEE A LAGREZETTE EN 1855

. La maison de MALARTIC, l’une des plus anciennes de FRANCE, et dont les titres à la reconnaissance de la maison de BOURBON étaient immenses, pouvait en 1814 et 1815, porter le général AMBERT aux postes les plus enviés.

Rien ne manqua donc au général de ce qui fixe ici-bas la fortune. Il avait tout, instruction, talents, position de famille, relations sociales et politiques, tout, jusqu’aux avantages physiques, car peu d’hommes excellaient autant que lui aux exercices de corps ; hardi chasseur et brillant cavalier, haut de taille, il avait une de ces mâles et brunes physionomies, graves et sévères, qui impriment le respect et imposent l’obéissance. Pourquoi donc mourut-il à deux mille lieues de son pays, à l’âge de quatre-vingt-sept ans, presqu’oublié, après avoir été cinquante-huit ans général de division, et, depuis longtemps le doyen de l’Armée ? Pourquoi, après soixante et onze années de service, trente-trois campagnes sur terre et sur mer, des blessures, des commandements en chef d’armée, des relations et des alliances très supérieures, une moralité à toute épreuve, pourquoi, disons-nous, le général AMBERT ne suivit-il pas les routes si belles qui, tour à tour, s’ouvrirent devant lui ? Les circonstances lui étaient favorables, et il n’avait qu’à se laisser aller. C’est que le général AMBERT semblait avoir deviné cette pensée de JOUBERT : « Il y a, dans chaque siècle, ce qu’on peut appeler l’esprit du temps, sorte d’atmosphère qui passera, mais qui, pendant sa durée, trompe tout le monde sur l’importance et sur la vérité même des opinions dominantes ». Le général allait presque toujours en sens inverse de cet esprit du temps ; à cet esprit, il préférait la vérité, la justice. En cet endroit son caractère était de fer. Peut-être eut-il le tort de se tenir trop à l’écart sous l’Empire et de dire, aux jours de la prospérité, alors qu’il y avait courage à parler, ce que d’autres ne dirent que trop aux jours malheureux, quand il y eut lâcheté à reprocher au héros de sa trop grande confiance dans les hommes et la fortune. NAPOLEON n’est tombé que parce que ses projets s’agrandissant en proportion des éléments qu’il avait à sa disposition, il voulut, en dix années d’Empire, faire l’ouvrage de plusieurs siècles… Après la bataille de WATERLOO, lorsque les débris de l’armée française arrivaient en désordre aux portes de nos villes ; lorsque LOUIS XVIII rentrait en FRANCE ; lorsque les étrangers vainqueurs foulaient, pour la seconde fois, le sol de la patrie ; lorsque les soldats ne retrouvaient qu’un petit nombre de leurs chefs ; lorsque les antichambres des BOURBONS, vides la veille, se remplissaient de nouveau, et que, devant le repentir, le vieux roi promettait le pardon, l’Empereur NAPOLEON chercha vainement autour de lui tous ceux qu’il avait comblé de bienfaits. Le général AMBERT parut alors . Un biographe rapporte qu’en le voyant, NAPOLEON lui ouvrit les bras et le pressa sur son cœur. Pour AMBERT, NAPOLEON personnifiait en ce moment la patrie… Le général EXCELMANS nous a dit souvent, depuis, qu’AMBERT voulait que l’Empereur se mit à la tête des troupes, et que, par la force des baionnettes, il dispersât les assemblées politiques comme traîtres à la nation, si les assemblées parlaient de se rendre. Les événements se succédèrent avec une telle rapidité, que quelques historiens seulement ont rapporté l’héroique adresse de l’Armée à la Chambre des représentants. Le général AMBERT fut l’un des rédacteurs de cette magnifique page. Il faut se rappeler la consternation de la capitale, l’abdication du 22 juin, la défection des autorités, du désordre des troupes, l’audace des ennemis ; il faut se rappeler que la Chambre était souveraine et que la trahison marchait tête levée, coudoyant toutes les faiblesses, lorsque cette adresse fut écrite au camp. Voici quelques passages de cette page, publiée par les journaux du temps, et que nous avons retrouvés dans les papiers du général AMBERT :

« Au camp de la Villette, le 30 juin 1815 , trois heures après midi,

« Représentants du peuple,

« Nous sommes en présence de nos ennemis. Nous jurons entre vos mains et à la face du monde de défendre jusqu’au dernier soupir la cause de notre indépendance et l’honneur national… Si on pouvait souscrire à leur rentrée, rappelez-vous, Représentants, qu’on aurait signé le testament de l’Armée qui, pendant vingt années, a été le palladium de l’honneur français. Il est à la guerre, surtout lorsqu’on la fait aussi longuement, des succès et des revers. Dans nos succès, on nous a vu grands et généreux ; dans un revers, si on veut nous humilier, nous saurons mourir…

Signé : le maréchal prince d’ECKMULH, le général en chef comte VANDAMME ; les généraux de division comte PAJOL, baron FREYSSINET, comte ROGUET, BRUNET, baron LORCET, baron AMBERT ; les généraux de brigade comte HARLET, PETIT, baron CHRISTIANI, baron HENRION, Marius CLARY, CHARTRAND (fusillé quelques mois après), CAMBRIELLS, JEANNET, le major GUILLEMAIN.

Le général AMBERT revit encore l’Empereur, abandonné, trahi et fit de vaines tentatives pour le replacer à la tête des troupes d’où les Chambres l’éloignaient… « Oh ! Général, si je vous eusse connu plus tôt « lui dit un jour l’Empereur en 1815. Mais comment l’Empereur aurait-il pu le connaitre ? Il était de ces hommes qui se tiennent à l’écart aux heures de la prospérité et ne viennent qu’au moment où les courtisans se retirent… il sacrifia son patrimoine au service du pays, et eut la gloire, après les grands commandements qu’il avait exercés, de ne laisser en mourant que son épée…A la GUADELOUPE, qui était devenue sa patrie adoptive, le général AMBERT jouissait d’une considération dont aucune existence politique du continent ne saurait donner une idée. Il fut PRESIDENT DU CONSEIL COLONIAL DE LA GUADELOUPE de 1833 à 1848. IL SUT RETABLIR LES FINANCES DE LA COLONIE, POURVOIR A DES OBJETS D'INTERET PUBLIC, REGULARISER LES DIFFERENTES BRANCHES DE L'ADMINISTRATION. IL FUT UN PARTISAN RESOLU DE L'ABOLITION DE L'ESCLAVAGE. GRAND OFFICIER DE LA LEGION D'HONNEUR quelques mois avant sa mort. Son grand âge, son titre du plus ancien général de l’Armée, ses glorieux souvenirs, ses liaisons avec les MURAT, les HOCHE, les KLEBER, les DESAIX, les ABATUCCI ; ses services personnels dans la colonie lui avaient créé une sorte de royauté morale, qui fut la consolation de ses dernières années. Le général AMBERT vécut sans la moindre ambition, comme un sage. Il n’eut qu’une passion au cœur, passion qui, à l’âge de quatre-vingt-sept-ans, était ardente comme au temps de sa jeunesse : l’amour de la patrie. Il appartenait à une forte génération, qui, malheureusement, n’avait pas été préparée pour d’aussi longues tempêtes. Beaucoup y périrent, et les survivants restèrent comme étrangers à un monde qui n’était plus le leur. Nous n’avons pas voulu écrire la vie du général AMBERT, mais inscrire son nom dans ce livre comme un pieux hommage de filiale piété, comme un bel et noble exemple pour tous… Pères, qui n’êtes plus, les souffrances ne vous ont pas été épargnées, mais vous avez sauvé votre pays. Sans vous le partage de la FRANCE, serait consommé depuis un demi-siècle. Vos plus belles années, les années de jeunesse et de bonheur, se sont écoulées au milieu des batailles. Votre mission était grave, sévère, presque religieuse, vous l’avez compris, et vos lèvres n’ont pas connu le sourire. Votre âge mûr a ignoré les félicités de la famille, le repos et les joies du foyer domestique. Le destin semblait vous crier : « Marche, marche toujours ». Le jour vint où l’ennemi vous accabla de son nombre. Vous fûtes aussi grands dans le malheur que vous l’aviez été dans la prospérité. C’est alors que nous entrions dans la vie, et nos premières leçons furent le spectacle de votre proscription. Pas un opprobre ne vous fut épargné ; trahis, calomniés, dépouillés, méconnus, oubliés, vous restiez dignes et résignés, pauvres et fiers. DIEU, qui mettait en vous cette sublime vertu, a gravé pour toujours dans nos cœurs ces souvenirs d’enfance. Vous nous avez enseigné le culte du drapeau, le respect de l’uniforme, l’amour de la patrie, la fidelité au serment. »

Une rue de SAINT-CERE (LOT) sa ville natale, porte le nom de "Général Jean-Jacques AMBERT"

 

TOMBE DU GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT A BASSE-TERRE (GUADELOUPE) AU FORT SAINT-CHARLES (AU FOND A DROITE)
TOMBE DU GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT A BASSE-TERRE (GUADELOUPE) AU FORT SAINT-CHARLES (AU FOND A DROITE)
JOURNAL "LA GUADELOUPE" DU 8 MAI 1857 (PREMIERE PAGE CONSACREE AU GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT)
JOURNAL "LA GUADELOUPE" DU 8 MAI 1857 (PREMIERE PAGE CONSACREE AU GENERAL JEAN-JACQUES AMBERT)